Portrait de Guillaume Denaud, illustrateur de l’affiche des Inopinés 2026

À l’occasion de la création de l’affiche des Inopinés 2026, le festival a fait appel à l’illustrateur et graphiste Guillaume Denaud. À travers cette interview, il revient sur son parcours, son univers artistique et les inspirations qui ont donné naissance à un visuel coloré, poétique et imaginatif. Une plongée dans les coulisses d’une collaboration où l’art participe pleinement à l’identité du festival.

Qui es-tu ?

Je suis Guillaume Denaud, illustrateur et graphiste indépendant. Passionné par mon métier.
J’ai lancé mon activité après avoir travaillé plusieurs années comme graphiste textile dans le prêt-à-porter enfant.
J’aime aussi beaucoup la musique et la photographie !

Comment décrirais-tu ton travail et ton univers artistique en quelques mots ?

Je qualifierais mon univers de coloré, naïf et onirique.
À travers mes illustrations, j’aime brouiller les repères avec des jeux d’échelle, de perspective et de couleurs afin de stimuler l’imaginaire.
J’ai à cœur que chaque illustration soit une invitation à explorer, rêver et s’amuser 🙂

Comment as-tu découvert Les Inopinés ?

Alors j’avoue tout, je ne connaissais pas Les Inopinés, j’ai découvert le festival après avoir été contacté par l’équipe du festival.

Quel regard portes-tu sur ce festival ?

J’ai l’impression que c’est un événement très attendu par les habitants, avec un esprit bienveillant, festif.
J’ai toujours aimé les spectacles de rue, car on amène le théâtre, la danse, la musique directement au spectateur. C’est destiné à tout le monde.
Et voir un spectacle dehors, l’été, y’a rien de mieux !

Comment est née l’idée du visuel 2026 ?

Je voulais que le visuel soit comme une petite scène de théâtre imaginaire, à l’extérieur. Avec un décor, des personnages.
L’idée, c’était de jouer avec des formes, plus ou moins figuratives ou évocatrices. De créer des associations de façon surprenantes.

Quelles ont été tes principales inspirations ?

Peut-être un mix entre les collages des surréalistes et les dessins de David Hockney pour les décors de théâtre ?
Mais pour être honnête, je ne m’inspire pas de choses en particulier avant un projet. Ou alors c’est surtout le brief, les mots clés, les contraintes qui vont créer l’inspiration.

Quels détails, symboles ou clins d’œil souhaites-tu que le public remarque ?

Il n’y a pas un symbole en particulier, mais j’aime que le spectateur voit d’abord un ensemble, des formes, des jeux de couleurs, de textures, des personnages et qu’il y ait ensuite une seconde lecture où effectivement on pourra s’attarder sur tel ou tel élément qu’on n’avait pas vu au départ.

Quelle place accordes-tu à l’affiche dans l’identité et l’expérience d’un festival ?

C’est super important (en même temps c’est mon métier donc je vais pas dire le contraire ahah). En fait, le visuel fait partie intégrante d’un événement. Il doit donner envie au public de venir. Mais c’est aussi une collaboration. Un échange entre des organisateurs.rices et un.e artiste/graphiste. C’est faire confiance et donner l’opportunité de créer une nouvelle image. Quelque chose de nouveau, qui n’existait pas avant. Et on ne sait jamais à l’avance ce qui va en ressortir. C’est assez beau, je trouve !

Qu’espères-tu que les festivaliers ressentent en découvrant cette image ?

J’espère qu’ils vont trouver ça beau, qu’ils seront un peu intrigués aussi, et surtout qu’ils auront envie d’aller au festival. C’est quand même le but principal !

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